Illustrations en SVG : pour quoi faire ?

Basé sur XML, SVG (Scalable Vector Graphics) permet d’indexer, compresser et adapter les illustrations.
C’est un standard Open source développé par le W3C consortium qui s’avère fort utile pour les rédacteurs adeptes du langage XML.

Voici ce qu’en pense notre collègue Paul Coinaud, qui a accepté d’être l’invité du blog.

_________________________________________

La localisation d’illustrations techniques et la question du SVG

Lorsque vient l’étape de la traduction de vos contenus, le problème de la localisation des illustrations fait surface tôt ou tard (tôt, c’est mieux).

Documentation sans paroles

Si vous rédigez des documentations techniques comme un grand fabricant de meubles suédois, alors pas de problème. Vous vous affranchissez de toute problématique de traduction et localisations puisque ces documents ne sont composés que de schémas exempts de texte.

Copies d’écran ?

Si vous documentez des applications logicielles, vous n’échapperez sans doute pas à la fastidieuse tâche de capture d’écrans en toutes langues. Qui plus est, vous allez devoir le faire rapidement, puisque vos traducteurs en auront besoin pour traduire la documentation en contexte. Ce qui implique alors que ces mêmes traducteurs ont déjà localisé les interfaces.

Schémas techniques

Autre cas de figure, et c’est aux rédacteurs qui se reconnaitront ici que s’adresse cet article, vous êtes dans un secteur industriel, et vos documents comportent des schémas techniques, des représentations plus ou moins simples de l’environnement à documenter. Ces schémas contiennent très probablement du texte (cotes, légendes, descriptions, etc.).

Un format d’image fait pour vous !

Le SVG (Scalable Vector Graphics) est un format d’image développé par le W3C et qui repose sur une Responsive-Designarchitecture XML. Ce qui veut dire que ces images peuvent être créées dans un éditeur de texte, puisque non plus composées de pixels, mais de commandes numériques pouvant à loisir dessiner des formes plus ou moins complexes et intégrer du texte.

 

<?xml version= »1.0″ encoding= »utf-8″?>

<svg xmlns= »http://www.w3.org/2000/svg » version= »1.1″ width= »250″ height= »250″> <title>Machine ABC Packaging</title>

<desc>This drawing represents Machine ABC packaging details with dimensions and warnings.</desc>

<rect width= »100″ height= »80″ x= »0″ y= »70″ fill= »black » />

<text x= »180″ y= »60″>This side up</text>

<line x1= »5″ y1= »5″ x2= »250″ y2= »95″ stroke= »red » />

<text x= »180″ y= »60″>128 cm</text>

Exemple simplifié d’un fichier SVG</svg>

 

Bien sûr, personne ne va créer des images en tapant des lignes et des lignes de XML. De très bon outils gratuits, comme InkScape, sont faits pour ça. Vous dessinez, il code pour vous.
Vous aurez compris où je veux en venir. Plus la peine de multiplier les schémas dans des langues que vous ne maîtrisez pas, ou pire, donner à des utilisateurs des schémas qui ne sont pas dans leur langue natale.

En utilisant un éditeur SVG, vous pouvez créer (ou importer) vos graphiques dans ce format puis les envoyer à vos traducteurs qui vont alors uniquement analyser le contenu des balises <text> puis vous les rendre traduites.

Sleep-deprivation-symptoms-Translator_AlejandroMorenos

 

SVG n’est pas la solution miracle, mais l’utiliser ne vous coûtera rien, et ne pourra qu’améliorer vos documentations techniques si elles contiennent des schémas avec du texte et qu’elles sont destinées à un public international.

Pour compléter votre information sur l’apprentissage SVG, jetez un oeil sur cette page destinée à guider vos premiers pas !

 

Laisser un commentaire